04.10.2008
Apparitions
(Regroupés sous le titre de Petites histoires oniriques, ces textes sont extraits de l’imaginaire de leur auteur. Se basant sur quelques éléments de son propre inconscient, l’auteur a opéré une sélection, une amputation et une mise en récit « consciente » à des fins purement narratives. Toute analyse psychanalytique serait d’avance biaisée. Enfin précisons que toute utilisation de ses textes à des fins personnelles ou commerciales est interdite)
- Apparitions -
Il marche le long d’un couloir et voit deux portes au bout. L’une est entre ouverte et laisse voir un simple bureau, face à des caméras et des projecteurs. Il pense que ce doit être pour des sortes de conférences de presse auxquels doit participer la ou le propriétaire des lieux.
A droite, l’autre porte ouvre vers une chambre de nuit. Il se jette sur le lit pour se poser un peu. Mais il n’a pas le temps de souffler que pénètrent dans la chambre un couple, D&C, qu’il connaît. Ils lui demandent s’ils dérangent et lui répond tranquillement que non.
Ils entrent et font comme s’il n’était pas là. Lui, adossé au lit se contente d’observer, les mains liées et posées sur sa poitrine. Il remarque la présence d’un fauteuil dans un des coins de la chambre et le couple s’y dirige. La garçon, D, s’y assoit et invite sa compagne à se poser sur ses genoux. Ils se parlent et s’échangent des bisous.
Soudainement la fille se lève, et prétextant des recherches d’informations juridiques pour un travail, délaisse son compagnon. Mais arrivé au seuil de la porte, elle commence un va-et-vient : elle énonce ces sujets de recherche, disparaît, puis revient en continuant sa liste. Son compagnon se contente d’un « ouais, ok, vas-y ! ».
Il jette alors un regard désabusé vers l’impassible et silencieux spectateur, resté immobile sur le lit. Ce dernier lui répond par un sourire en coin. Comme pour continuer les propos de sa compagne, D lui demande s’il n’aurait pas des connaissances ou des informations sur tel sujet. L’autre prend le temps de la réflexion et répond : « Je crois qu’il y a la directive européenne X sur le sujet…».
Puis tout d’un coup, derrière D, survient une lumière étrange dont l’éclat ressemble à celle d’un coucher de soleil. On ne sait d’où vient cette lumière mais les couleurs vives contrastent avec la sobriété de la chambre. Puis la luminosité faiblit et laisse apparaître une vieille femme, robuste, mal fringuée et très négligée.
La vieille femme croise le regard abasourdi du garçon allongé sur le lit et lance un « oh pardon ! » confus et complètement décalé. Horrifié, le souffle coupet, le garçon ferme les yeux...
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