10.06.2008

Eléphantesque

(Regroupés sous le titre de Petites histoires oniriques, ces textes sont extraits de l’imaginaire de leur auteur. Se basant sur quelques éléments de son propre inconscient, l’auteur a opéré une sélection, une amputation et une mise en récit « consciente » à des fins purement narratives. Toute analyse psychanalytique serait d’avance biaisée. Enfin précisons que toute utilisation de ses textes à des fins personnelles ou commerciales est interdite)

 

 

- Eléphantesque -

 

L'homme est dans une voiture. Elle roule sur une longue ligne droite. Il observe le paysage. C’est la campagne.

Soudain dans un pré clôturé par du barbelé, il voit un éléphant.

Les yeux grands ouvert, il lance un « regardez ! » qui fait arrêter le voiture. L'homme observe alors l’éléphant.

 

Celui-ci est près de la clôture. Il est énorme. On dirait qu’il est à plat ventre.

 

L'animal cherche à passer sous le barbelé, mais seule sa trompe et une de ses pattes parviennent à toucher l’autre côté du champ.

 

Paraissant s’être blessé, l'animal se relève et s’assoit. Son regard exprime le mécontentement.

 

Il regarde sa patte qui saigne un peu. Il jette un œil mauvais sur le barbelé. 

 

A l’aide de sa trompe, il vient taper un des poteaux, comme pour se venger.

 

Puis il s’éloigne des barbelés, d’un air boudeur.

01.06.2008

Souffle le vent

(Regroupés sous le titre de Petites histoires oniriques, ces textes sont extraits de l’imaginaire de leur auteur. Se basant sur quelques éléments de son propre inconscient, l’auteur a opéré une sélection, une amputation et une mise en récit « consciente » à des fins purement narratives. Toute analyse psychanalytique serait d’avance biaisée. Enfin précisons que toute utilisation de ses textes à des fins personnelles ou commerciales est interdite)

 

                                                                            – Souffle le vent –

 

Il se trouve en pleine forêt. C’est la nuit et le ciel est étoilé. Pas de trace de la Lune mais il suppose sa présence car il voit comme des ombres. Il doit être sur un haut plateau ou en hauteur car il voit au loin l’étendue de la forêt. A proximité de lui se trouve un arbre majestueux. Son tronc est entouré de lianes et ses branches courbées vont dans toutes les directions. Y’a-t-il encore des feuilles sur cet arbre ? Il l’ignore.

 

Il tourne la tête vers sa gauche et tombe nez à nez avec un homme. Il ne se souvient pas des traits du visage du personnage. Il pense qu’il porte des cheveux longs. L’homme lève le doigt et l’interpelle.

-         Ecoutes-tu le vent ?

-         Ecouter le vent !? demande le garçon.

 

L’homme sourit et poursuit.

-         Peu de gens savent que le vent porte un message, une parole…

-         Une parole ?

 

Il reste figé. Le silence s’impose, aussitôt rompu par le vent. Il se rend compte maintenant qu’il y a comme une brise d’air. L’homme reprend.

-         Si tu écoutes attentivement le vent, tu entendras comme des voix…

-         De voix ? Mais de…

 

Le vent souffle à nouveau. L’homme, comme un murmure, lâche un « de l’au-delà ». Le garçon porte son attention sur la légère brise qui vient frapper à sa droite. Il fait petit à petit abstraction de tous les bruits et se concentre sur le vent qui souffle par saccade.

 

Après quelques secondes, il entend comme un chant mais il n'en saisit pas les paroles. Il jette alors un regard sur l'homme comme pour espérer une aide de celui-ci mais il reste impassible.

- Serait-ce les morts qui cherchent à nous parler ?

- Peut être! répond l'homme, énigmatique. Il faut savoir écouter...

 

Ils restent là, immobiles, leurs esprits fixés sur le son qui émane du vent.

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